Certains souvenirs
restent au présent.

Des années ont passé. Vous savez que c'est fini. Et pourtant une odeur, un ton de voix, une portière qui claque — et tout revient avec la même intensité que le premier jour. Le cœur s'accélère, le corps se prépare, comme si le danger était encore là.

Ce n'est pas de la faiblesse. C'est un souvenir qui n'a jamais été correctement archivé.

Ce qu'est
l'EMDR.

EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing — désensibilisation et retraitement par mouvements oculaires.

L'idée de départ est celle-ci : notre cerveau digère naturellement la plupart de nos expériences. Elles se rangent, perdent leur charge, deviennent des souvenirs parmi d'autres. Mais quand un événement dépasse nos capacités du moment, il peut rester stocké tel quel — avec les images, les sensations physiques, les émotions du moment, et les pensées négatives, intactes.

L'EMDR utilise une stimulation bilatérale alternée — le plus souvent des mouvements oculaires guidés, parfois des sons ou des tapotements gauche-droite — pendant que vous restez en contact avec ce souvenir. Cette stimulation semble relancer le processus de digestion qui s'était interrompu.

Le souvenir ne disparaît pas. Vous vous en souvenez toujours. Mais il cesse de vous traverser comme s'il se produisait maintenant. Il devient quelque chose qui a eu lieu. On éteint définitivement l'alarme qui résonnait sans cesse en vous.

Ma
formation.

Je suis psychologue, et je suis formée à l'EMDR.

Cette précision compte : l'EMDR est un protocole structuré, qui mobilise du matériel traumatique et demande un cadre clinique solide. Ce n'est pas une technique que l'on applique isolément. Elle s'inscrit dans un accompagnement où l'évaluation préalable du stress post-traumatique, la stabilisation et le suivi comptent autant que le protocole lui-même.

Ma formation au FCPS m'a permis d'acquérir tant le cadre théorique scientifique que le protocole de prise en charge validé.

Ce que
l'EMDR traite.

Les traumatismes uniquesAccident, agression, deuil brutal, catastrophe, intervention médicale difficile
Les traumatismes répétésViolences, harcèlement scolaire ou professionnel, climat familial durablement insécurisant, abus
Les souvenirs qui reviennentSans y être invités, en images ou en cauchemars
Les réactions disproportionnéesSursauts, colères, panique déclenchés par des éléments anodins
L'hyper-vigilanceCette impossibilité de se détendre vraiment, même en sécurité
Certaines phobiesAncrées dans un événement identifiable
Les deuils bloquésQuand le chagrin ne parvient pas à évoluer

Ce que l'EMDR
n'est pas.

Ce n'est pas de l'hypnose. Vous restez pleinement conscient et vous gardez le contrôle du début à la fin — vous pouvez arrêter à tout moment, et cette possibilité fait partie du protocole.

Ce n'est pas immédiat ni systématique. L'EMDR est un protocole cliniquement étudié, mais aucune approche ne fonctionne sur tout le monde ni sur toutes les problématiques. Si ce n'est pas indiqué pour vous, je vous le dirai.

Ce n'est pas un effacement. Vous ne perdrez pas le souvenir, et vous ne perdrez pas ce qu'il vous a appris.

Ce n'est pas une séance isolée. Un travail EMDR se prépare. Nous ne l'aborderons pas lors du premier rendez-vous.

Comment se déroule
un accompagnement EMDR.

1

L'anamnèse

Ce que vous traversez, votre histoire, ce qui est actif aujourd'hui. On vérifie ensemble que l'EMDR est indiqué, et à quel moment, et on planifie le traitement.

2

La préparation

Avant de toucher au souvenir, on installe des ressources — des moyens concrets de revenir au calme. Cette étape vous permet non seulement de faire face aux revivescences en séance, mais également dans votre quotidien.

3

Le ciblage

On choisit un souvenir précis, l'image la plus marquante, la croyance négative qui y est attachée (« je suis en danger », « je n'ai rien pu faire ») et celle que vous préféreriez ressentir à la place.

4

La désensibilisation

Par séries courtes de stimulations bilatérales, en revenant régulièrement à ce qui se présente. On avance à votre rythme. Cela permet au cerveau de retraiter l'information et de diminuer la charge émotionnelle.

5

La clôture

Chaque séance se termine dans un état stable. L'objectif est d'assurer votre sécurité émotionnelle, que le traitement du souvenir soit totalement achevé ou non.

6

Le suivi

À la séance suivante, on vérifie où en est la charge du souvenir et on poursuit si nécessaire.

Le traitement d'un stress post-traumatique par le biais de l'EMDR nécessite une prise en charge d'environ 8 à 10 séances, à raison d'une fois par semaine si possible. À l'issue de ce processus, 70 % des patients affirment que leur stress post-traumatique a disparu.

Durée50–60 min
Prise en charge8 à 10 séances
LieuVezin ou Eghezée

Contre-indications
et prudence.

L'EMDR ne convient pas à toutes les situations. Certains contextes demandent une stabilisation préalable longue, un cadre médical, ou une autre approche : troubles dissociatifs, certaines pathologies psychiatriques, situation de danger actuel non résolu, grossesse selon les cas.

C'est précisément le rôle de l'évaluation initiale. Si l'EMDR n'est pas indiqué pour vous en ce moment, je vous le dirai et nous chercherons une alternative.

Si vous êtes actuellement suivi par un médecin ou un psychiatre, ce travail se fait en complément de votre suivi, jamais à sa place.

Prendre rendez-vous

Cabinet à Vezin ou Eghezée (Namur). Les disponibilités se consultent directement dans l'agenda en ligne, après acceptation de votre demande.

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